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Le neurofeedback
       

LES PRINCIPES

LES CARACTERISTIQUES

UNE SCEANCE AVEC NEUROPTIMAL

LE ROLE DU PRATICIEN

HISTORIQUE

LES SYSTEMES NEUROPTIMAL

TEMOIGNAGES

A VOIR...

A LIRE...

L'ASSOCIATION AFPN

OBJECTIFS ET STRATEGIES

 

     
 

LES PRINCIPES

Le neurofeedback dynamique est une méthode qui permet au cerveau d’apprendre à mieux se réguler. Elle se pratique avec un équipement matériel et logiciel.

L’équipement matériel est composé de deux capteurs, d’un boîtier appelé encodeur, d’un écran pour le client et d’un ordinateur portable. La partie logicielle est installée dans cet ordinateur et c’est elle qui contient toute l’expertise de la méthode.

Les capteurs sont posés sur le crâne du client, un sur chaque hémisphère. Ils mesurent l’activité électrique du cerveau. Ils sont reliés à l’encodeur qui amplifie le signal et le transforme en signal digital pour le rendre analysable par le logiciel sur l’ordinateur, ceci 256 fois par seconde.

Pendant la séance, le client écoute de la musique ou regarde un film de son choix. De temps en temps, au moment opportun, une brève interruption du son est déclenchée par le logiciel. C’est cette interruption qui constitue le feedback.

Cette interruption du son n’a en elle-même aucune signification. Le praticien qui écoute la même musique ou regarde le même film entend aussi les interruptions mais son cerveau ne perçoit en fait que des parasites qui n’ont aucune conséquence sur son propre cerveau. Mais pour le client, cette interruption acquiert une signification car elle se produit systématiquement juste après le début de l’apparition, dans une région quelconque de son cerveau, d’un changement brutal et rapide dans l’activité électrique.

Cette activité électrique importante provient en général d’une population de neurones trop faibles pour jouer leur rôle de régulateur.

Un mécanisme de base présent dans tout cerveau, appelé « renforcement hebbien », rétablit l’activité normale de cette population déficiente lorsque les deux événements (forte activité électrique et perception d’une interruption du son) se produisent systématiquement en même temps. Pour seulement ce cerveau et seulement pour cette population de neurones trop faibles, l’interruption du son a une signification et donc une conséquence sur le fonctionnement des neurones.

Tout se passe à l’intérieur de cerveau du client. C’est son propre fonctionnement, détecté par les capteurs, qui déclenche, par l’intermédiaire des calculs du logiciel, l’interruption du son que perçoit son système auditif.
Depuis l’année 2010, le système est totalement automatique. Le praticien n’a pas à intervenir sur le logiciel pour faire la séance. La durée et le déroulement de la séance standard (Regular) sont les mêmes pour tous, quels que soient l’âge ou les problèmes de la personne. Aussi, aucun diagnostic préalable n’est nécessaire pour adapter un protocole. C’est le cerveau du client qui est l’expert de son propre changement.

 

LES CARACTERISTIQUES

La méthode NeurOptimal utilisée dans le cadre de l’association est une méthode radicalement différente de toutes les autres méthodes de neurofeedback, dit « classique ».

Dynamique

Elle a été caractérisée comme une méthode de neurofeedback « dynamique ». En effet, le mot « dynamique » s’oppose au mot « statique » pour désigner tout phénomène qui varie avec le temps. Le neurofeedback classique ne s’intéresse pas à la manière dont l’activité électrique du cerveau varie, mais seulement à son niveau - fort ou faible - par rapport à un cerveau moyen de référence considéré comme normal.

Non consciente

Il n’est demandé au client aucune activité spécifique. Il peut rêvasser, s’assoupir. La méthode NeurOptimal est efficace aussi bien sur un bébé que sur une personne incapable de diriger son attention.
L’effet de l’existence d’une simultanéité entre les deux événements - importante variation de l’activité électrique et interruption du son - se produit dans le cerveau à un niveau non conscient très basique.

Non spécifique

Ces effets, en ayant lieu au niveau le plus basique du mode non conscient, permettent de faire revenir rapidement le cerveau dans sa zone de bon fonctionnement de base. Les autres fonctions supérieures, cognitives, émotionnelles, sont de facto améliorées. Et comme le système nerveux communique avec tous les autres systèmes du corps (hormonal, immunitaire…), c’est tout le corps qui fonctionne mieux et on constate des effets positifs dans de très nombreux domaines.

Sans effets secondaires durables

Grâce à la nécessaire simultanéité des deux événements, seules les populations ayant été à l’origine des grandes variations sont concernées par l’interruption du son. Ainsi il n’y a pas d’effet secondaire durable. Nous précisons « durable » car il est possible que des effets très temporaires comme de la fatigue, de l’excitation ou des maux de tête apparaissent lors des premières séances. Cela montre que le corps avait besoin de se réorganiser pour aller vers un meilleur mode de fonctionnement.

Conclusion

Ces quatre caractéristiques principales sont absentes des méthodes de neurofeedback classique.
De plus, ces méthodes classiques sont délicates à utiliser. Elles nécessitent une grande expertise de la part du praticien. Elles sont réglementées aux Etats-Unis, en étant réservées aux professionnels de santé ayant suivi une longue formation complémentaire.
L’AFPN entend promouvoir la méthode de neurofeedback la plus simple, la plus fiable (car entièrement automatique), la plus efficace et sans danger.

 

UNE SCEANCE AVEC NEUROPTIMAL

Le déroulement d’une séance

C’est très simple. Vous êtes installé confortablement. Le praticien pose des capteurs sur votre tête, puis vous demande de choisir une musique ou un film. Et la séance commence.

Vous pouvez entendre de temps à autre de brèves coupures du son mais la majorité du feedback se fait à un niveau subliminal, c’est-à-dire non conscient. Comme c’est le cerveau non conscient qui se réorganise de lui-même sans qu’on lui dise ce qu’il doit faire, vous n’avez rien à contrôler, rien à faire. Vous pouvez simplement passer un bon moment à regarder un film ou à écouter de la musique. Vous n’avez pas à vous concentrer sur le film ou la musique, ni sur les interruptions. Vous pouvez vous laisser aller, fermer les yeux et même somnoler.

La séance est tout simplement un moment agréable que vous pouvez partager avec le praticien ou avec votre famille ou un ami.

Vous n’avez rien à faire. Vous n’avez pas à évoquer vos souffrances, à vous mettre dans la situation qui est problématique pour vous. Vous n’avez pas à rechercher les causes de vos souffrances. Vous n’avez pas non plus à chercher à faire le vide, à ne plus penser. Vous pouvez bien sûr attendre des effets positifs pour vous mais sans vous mettre une pression de résultats car on ne peut pas savoir à l’avance dans quels domaines vous allez constater des changements.

 

Fréquence des séances et nombre de séances

La fréquence des séances recommandée est de une à deux par semaine. Une fois les premiers changements constatés qui permettent de moins souffrir, c’est à vous de ressentir à quelle fréquence vous avez envie ou besoin de faire des séances.

C’est également à vous de décider de l’arrêt des séances. Une personne peut faire des séances jusqu’à la disparition de son problème mais elle peut aussi sentir qu’un déclic a eu lieu et qu’il est suffisant pour que sa vie change.

Il est aussi possible d’arrêter les séances et éventuellement de reprendre à tout moment.

 

LE ROLE DU PRATICIEN

Avec le logiciel NeurOptimal, le praticien utilise une technologie de pointe. Toute l’expertise est dans le logiciel qui analyse l’activité électrique 256 fois par seconde. Il fait des calculs extrêmement complexes et rapides, pour détecter des événements qui permettent ensuite au cerveau, grâce au feedback, de se réorganiser et de se réguler.

Son rôle est de vous accueillir et de vous accompagner, en créant un espace où vous vous sentez libre, autonome, responsable et en confiance. Le praticien crée avec vous cette relation de confiance. Vous la construisez à deux.
Il vous aide par sa présence, son écoute et sa disponibilité.

Il vous accompagne dans ce processus de changement qui n’est pas linéaire et qui peut être fait de hauts et de bas, de variations qui sont tout à fait normales dans la vie et aussi dans le changement.

 


HISTORIQUE

La première application thérapeutique du concept de neurofeedback a eu lieu il y a maintenant plus de 40 ans. Elle a été pratiquée avec succès en 1971 par Barry Sterman, directeur de recherche à l’université UCLA de Los Angeles, sur une de ses collaboratrices atteinte d’épilepsie.

D’autres recherches ont eu lieu pendant dix ans dans d’autres laboratoires. Ce n’est qu’après l’arrivée sur le marché des micro-ordinateurs PC d’IBM, au début des années 1980, que les premiers systèmes de neurofeedback ont été commercialisés. Certains le sont encore.

Val et Sue Brown, tous deux psychologues cliniciens, ont utilisé en institution ces systèmes. Ils ont constaté leurs qualités et leurs défauts, et ont proposé des modifications aux fabricants. Devant leur refus, ils ont décidé, au milieu des années 1990, de créer leur propre entreprise, l’Institut Zengar, et de concevoir et de développer leur propre système de neurofeedback.

La première version est apparue en 1999. Après dix ans de mise au point, la méthode est devenue entièrement automatique (c’est la version 2.0).

 


LES SYSTEMES NEUROPTIMAL

Deux systèmes sont disponibles, l’un dit Professionnel, livré avec un nombre illimité de séances, l’autre dit Personnel, moins cher et utilisable avec un principe de recharges de séances.

 

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TEMOIGNAGES

Propos recueillis par Laure MANN :

 

Grâce à une amie qui me soutient depuis des années, début 2012, je décide d’essayer la thérapie EMDR,
suite à de multiples souffrances profondes dûes aux violences familiales diverses accumulées dans l’enfance.
Je ne voulais pas reproduire sur mes enfants la violence que je sentais pourtant si forte en moi.

Rapidement, n’ayant que peu de souvenirs de l’enfance, je finalement décidé de commencer l’Intégration des
Cycles de Vies en décembre 2012 avec ma nouvelle thérapeute. Le travail a commencé à se faire très fortement,
cela réveillait beaucoup de colère et de violence en moi et le quotidien avec mes enfants était de plus en plus
difficile à gérer. Alors en juin 2013, ma thérapeute m’a proposé d’essayer le Neurofeedback pour
« prendre des forces » et me permettre de faire une pause dans la thérapie car je me mettais une pression
psychologique très forte pour que ça avance plus vite.

Aujourd’hui, au bout d’une vingtaine de séances, je constate des changements sur le plan du sommeil.
Je m’endors aujourd’hui presque instantanément alors que pendant toute ma vie, je ne trouvais pas le repos
avant souvent de longues heures. Je ne fais presque plus de cauchemars qui pourtant étaient tellement réels
que je me réveillais, fatiguée.

J’ai une sensation physique de vivre dans le moment présent, d’être moi. J’ai conscience de plus en plus de
mon corps. Et, alors que j’ai éprouvé du dégout envers moi-même pendant toute ma vie, je peux enfin me
regarder dans une glace sereinement. Je me sens de mieux en mieux dans ma tête et dans ma peau,
ce qui améliore mes relations avec mon entourage.

Concernant la violence que je ressens intérieurement, elle s’apaise de plus en plus. J’ai de moins en moins
souvent, des moments de panique où je me sens débordée. J’arrive surtout finalement à m’accepter telle que
je suis. Je peux passer de plus en plus de moments légers et joyeux avec mes enfants et mon mari.

Quant aux crises de boulimie vomitives qui étaient apparues, elles n’existent plus. Aujourd’hui, mon appétit se
régule de lui-même. Je peux écouter mon corps et sentir si j’ai faim. Et si c’est le cas, je ne culpabilise plus.
Je trouve petit à petit un équilibre entre les « petites » compulsions alimentaires que je peux avoir de temps en
temps, mes besoins et le plaisir de manger.

Je ressens très distinctement que le Neurofeedback me permet de physiquement réparer des lésions dans mon
cerveau ; de me donner accès à des sensations corporelles que je ne connaissais pas. C’est comme des plaies
infectées qui seraient enfin en train de cicatriser. Mais ce qui est fou c’est que je ne sentais même pas depuis
toutes ces années que j’avais ces blessures. Mon cerveau a fait ce qu’il a pu avec ces dysfonctionnements…

L’Intégration des Cycles de Vie me procure une impression d’apaisement au niveau du coeur, des émotions
profondes. J’ai enfin de la compassion et de l’empathie pour la petite fille que j’ai été. Je ne suis plus agressée,
blessée ou torturée en permanence par les réactions de mon environnement. Je peux m’écouter, sentir de plus
en plus ce qui me fait du bien ou va me mettre en difficulté. Je peux dire NON, et je ressens de moins en moins
de culpabilité d’agir, ou tout simplement de vivre.

Le bouddhisme de Nichiren Daishonin que je pratique depuis de nombreuses années, m’a permis de trouver en
moi le courage et la détermination de ne jamais abandonner ma quête « de bonheur pour soi et pour les autres »
et de trouver les meilleures techniques de guérison et les meilleures personnes pour m’accompagner.
Alors le combat continue ! Et les résultats obtenus en un an sont tellement inespérés que je suis encore plus
déterminée à aller jusqu’au bout en alliant ces deux méthodes à ma pratique bouddhique.

Janvier 2014 - C.D.

 

 

 

 


Suivie personnellement depuis plus d’un an et ayant eu l’occasion d’évoquer les
difficultés de mon fils (13 ans), ma thérapeute lors d’une séance me présente le
Neurofeedback. Très inquiète et impuissante face à la phobie des insectes de Théo et
convaincu que l’aspect « informatique » de ce système le séduirait, nous programmons
une 1ère séance.

Suite à cette 1ère séance (semaine 1) : J’observe et Théo reconnais une amélioration
importante de sur son sommeil (+ particulièrement sur l’endormissement) mais pas de
changement visible sur sa phobie.

2ème séance (semaine 2) : J’observe alors un changement de ton dans sa façon de
m’alerter lorsqu’il tombe sur un insecte. Je ressens toujours son inquiétude mais plus du
tout l’état « hystérique » d’avant. Théo ne nie pas se progrès, mais semble presque
indifférent à celui-ci.

3ème séance (semaine 3) : Sujet également à une phobie scolaire, Théo reste seul à la
maison lorsqu’il n’arrive pas à aller à l’école. Un jour, lors de l’un de mes appels pour
prendre des nouvelles, il me signale qu’il y a une araignée au dessus de son lit. Très
angoissée, je lui explique que je ne peux pas rentrer tout de suite à la maison, mais qu’en
attendant mon retour il doit s’installer dans le salon ou ma chambre. Quelle ne fut pas
ma surprise lorsque je l’entend me dire presqu’en rigolant : « Ne t’inquiète pas maman,
cela peut attendre ton retour ! ».

Lors de la séance suivante, je fais part à Laure de ce changement de comportement.
Théo nous écoute, confirme mais semble très détaché du problème… C’est limite si il se
souvient de l’état dans lequel la vision d’un insecte le mettait.

Après la 4ème séance (semaine 6) : Je remarque qu’il ne cherche plus à vérifier dans les
recoins de sa chambre la présence éventuelle d’insectes et que lorsque j’ouvre la fenêtre
pour aérer, cela ne lui pose plus aucun problème. Sa phobie a disparu et je l’espère de
façon définitive…

Cet outil me semble vraiment intéressant de part son aspect ludique et non intrusif.
Confrontée dans mon métier à de nombreux troubles du comportement chez les jeunes,
j’envisage très sérieusement d’investir dans cet appareil…. A suivre

Mars 2014 - Cécile L.

 

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A VOIR...

 

LE BONHEUR EST DANS LES NEURONES
A la découverte du neurofeedback dynamique

Film d’investigation de Michel Meignant et Mario Viana
2014 - Asclépia

 

Synopsis

Le processus thérapeutique que vous allez découvrir pourrait vous sembler à première vue magique, c’est pourquoi nous avons choisi de vous le présenter sous la forme de témoignages vécus. Nous certifions l’intégrité de tous ceux qui ont participé à ce film d’investigation. Nous avons interviewé Valdeane Brown, psychologue, inventeur du Neurofeedback dynamique, Corinne Fournier, formatrice et Pierre Bohn, chercheur ainsi que de nombreux bénéficiaires des bienfaits de cette méthode, à commencer par nous-mêmes, les réalisateurs du film.
Merci à Catherine, Hélène, Marie-Claude, Léa et Zoé qui ont aussi accepté de témoigner.
Découvrez le « Bonheur est dans les neurones » un film d’investigation de Michel Meignant et Mário Viana et faites-vous votre propre opinion.

...Voir le site internet du film

 

A LIRE...

 

LE NEUROFEEDBACK DYNAMIQUE
de Corinne Fournier et Pierre Bohn
2012 - aux éditions Dangles

fournier

Description

La méthode NeurOptimal permet d'accéder aux formidables capacités autorégulatrices de son cerveau et donne des résultats inespérés. Le neurofeedback utilise un protocole unique, quel que soit son problème ou son âge. Ce livre s'adresse à ceux qui souffrent et souhaitent une meilleure qualité de vie, à ceux qui sont attirés par le développement personnel, aux sportifs et aux artistes, etc.

 

 

 

RAPPORT SUR LA CONFERENCE NEUROPTIMAL
Palm Springs - du 24 au 26 février 2014

La conférence de Palm Spring a été un immense succès. Elle regroupait autant de praticiens de longue date que de nouveaux praticiens (moins de 2 ans). La plupart des plus « anciens » sont des psychologues ou des psychothérapeutes tandis que...

...Lire la suite

 

 

L'ASSOCIATION AFPN (ASSOCIATION FRANCAISE DE PSYCHOTHERAPIE ET NEUROFEEDBACK)

http://www.afpn.eu/

 

LES MEMBRES DU BUREAU EXECUTIF

PRESIDENT : Michel Meignant, médecin, psychothérapeute, praticien en EMDR

VICE-PRESIDENTE : Corinne Fournier, formatrice en neurofeedback

VICE-PRESIDENT : Pierre Bohn, retraité

SECRETAIRE : Laure Mann, psychologue clinicienne, psychothérapeute

TRESORIER : Michel Pelletier, psychologue clinicien, psychothérapeute

 

LES STATUTS DE L’ASSOCIATION

Les statuts sont consultables sur internet : http://www.afpn.eu/association.html

 

CODE DE DEONTOLOGIE

Les membres psychopraticiens de neurofeedback et les membres praticiens de neurofeedback exercent leur profession dans le respect de leur propre personne et des personnes avec lesquelles une relation particulière est créée par le biais des séances de neurofeedback. L’AFPN est dans l’obligation de prêter une attention toute particulière aux questions de déontologie. Cela s’applique à tous les membres de l’association.
Les règles de déontologie :
- visent à protéger les personnes contre l’utilisation abusive du neurofeedback par les praticiens ;
- servent de règles de conduite à leurs membres ;
- servent de référence en cas de plainte.


1- L’EXERCICE DU NEUROFEEDBACK

Le neurofeedback dynamique est une méthode qui permet au cerveau d’apprendre à mieux se réguler. Elle se pratique avec un équipement matériel et logiciel.
Pendant la séance, la personne écoute de la musique ou regarde un film de son choix.
Tout se passe à l’intérieur du cerveau de la personne. C’est son propre fonctionnement, détecté par les capteurs, qui déclenche par l’intermédiaire des calculs du logiciel l’action du logiciel lui-même. Le système est totalement automatique. Le praticien n’a pas à intervenir sur le logiciel pour faire la séance. La durée et le déroulement de la séance standard (Regular) sont les mêmes pour tous, quels que soient l’âge ou les problèmes de la personne. Aussi, aucun diagnostic préalable n’est nécessaire pour adapter un protocole. C’est le cerveau du client qui est l’expert de son propre changement.
Dans le cadre d’une interaction entre personnes et praticiens, les séances de neurofeedback favorisent un processus de changement et d’évolution pour les personnes.
Le praticien de neurofeedback est tenu d’utiliser sa compétence d’accompagnement au changement dans le respect des valeurs et de la dignité des personnes au mieux des intérêts de ces dernières.
Le praticien de neurofeedback doit indiquer son niveau de qualification.


2- COMPETENCE PROFESSIONNELLE ET PERFECTIONNEMENT

Le praticien de neurofeedback doit exercer son activité de manière professionnelle et dans le respect de l’éthique.
Il doit se tenir au courant des recherches scientifiques et du développement du neurofeedback.
Le psychopraticien de neurofeedback est tenu de pratiquer son activité dans le respect des règles acquises lors de la formation au neurofeedback et de n’utiliser que les méthodes de traitement dans les domaines de la psychothérapie pour lesquels il peut justifier d’une formation et d’une expérience suffisante. Un suivi avec un superviseur est demandé.
Le praticien de neurofeedback est tenu de pratiquer son activité dans le respect des règles acquises lors de la formation au neurofeedback, avec un suivi par un superviseur.

3- SECRET PROFESSIONNEL

Le praticien et son équipe éventuelle sont soumis au secret professionnel absolu concernant tout ce qui leur est confié dans l’exercice de leur profession. Cette même obligation s’applique dans le cadre de la supervision.


4- CADRE DU PROCESSUS

Dès le début du processus, le praticien doit attirer l’attention de la personne sur ses droits et souligner les points suivants :
- type de méthode employé (s’il le juge approprié à la situation). Il précise les conditions de travail (y compris les conditions d’annulation ou d’arrêt) ;
- conditions financières (honoraires, prises en charge, règlement des séances manquées) ;
- secret professionnel ;
- possibilité de recours en cas de litige.
La personne doit pouvoir décider avec qui elle veut entreprendre ce processus de changement (libre choix du praticien).
Le praticien de neurofeedback est dans l’obligation d’assumer ses responsabilités compte tenu des conditions particulières de confiance qui caractérisent ce type de relation. Il y a abus de cette relation à partir du moment où le praticien manque à son devoir et à sa responsabilité envers la personne pour satisfaire son intérêt personnel (par exemple, sur le plan sexuel, émotionnel, social ou économique). Toute forme d’abus représente une infraction aux directives déontologiques spécifiques concernant l’activité de praticien. L’entière responsabilité des abus incombe au praticien. Tout agissement irresponsable dans le cadre de la relation de confiance créée par le praticien constitue une grave faute professionnelle.


5 - OBLIGATION DE FOURNIR DES INFORMATIONS EXACTES ET OBJECTIVES

Les informations fournies à la personne concernant les conditions dans lesquelles se déroulent les séances doivent être en conformité avec le cadre et les règles définis lors de la formation au neurofeedback.
Doivent être évités :
- diagnostic et promesses irréalistes de guérison ;
- référence à de nombreux domaines de compétences, ce qui laisserait supposer une formation plus étendue qu’elle ne l’est en réalité (formations non validées) ;
- tous les commentaires, interprétations, diagnostics fantaisistes à partir des différents graphiques et outils d’analyse présents dans le logiciel ainsi que des indications d’un nombre de séances « nécessaires » ;
- tout forfait financier.


6 - RELATIONS PROFESSIONNELLES AVEC LES COLLEGUES

Le praticien de neurofeedback, quand cela est nécessaire, doit travailler de manière interdisciplinaire avec des représentants d’autres professions, dans l’intérêt de la personne (par exemple, un psychiatre, un médecin traitant…).
Le praticien de neurofeedback accrédité par l’AFPN s’engage à être en supervision avec un superviseur habilité par l’AFPN.


7 - PRINCIPES DEONTOLOGIQUES CONCERNANT LA FORMATION

Ces principes déontologiques s’appliquent également, par analogie, aux rapports entre formateurs et élèves.


8- CONTRIBUTION A LA SANTE PUBLIQUE

La responsabilité des praticiens de neurofeedback au niveau de la société exige qu’ils travaillent à contribuer au maintien et à l’établissement de conditions de vie susceptibles de promouvoir, sauvegarder et rétablir la santé psychique, la maturation et l’épanouissement de l’être humain.


9- RECHERCHE EN PSYCHOTHERAPIE ET EN NEUROFEEDBACK

Afin de promouvoir l’évolution scientifique du neurofeedback et l’étude de ses effets, le praticien doit, dans la mesure du possible, collaborer à des travaux de recherche entrepris dans ce sens.
Les principes déontologiques définis plus haut doivent également être respectés à l’occasion de ces travaux de recherche et lors de leur publication. Les intérêts des personnes restent prioritaires.


10 - INFRACTIONS AUX REGLES DE DEONTOLOGIE

L’AFPN a créé des instances de recours et d’arbitrage en cas de litige.

 

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OBJECTIFS ET STRATEGIES


L’AFPN déclare dans ses statuts « avoir pour objet de promouvoir et de développer la pratique du neurofeedback dynamique par des professionnels ayant recours à des méthodes de psychothérapie ou à d’autres méthodes d’accompagnement ».
Ceci permet d’offrir aux personnes qui souffrent une solution plus efficace pour améliorer leur existence.

Aucune méthode, aucune compétence ne sont efficaces à 100% pour réduire toutes les formes de souffrance. En revanche, des combinaisons de méthodes et de compétences peuvent aboutir à une meilleure efficacité finale si les limites de l’une peuvent être compensées par l’autre et réciproquement.

NEUROLOGIE

Pour le monde animal qui a un cerveau un peu évolué, par exemple la mouche, la réalité extérieure n’est pas accessible car ses capteurs sensoriels (vue, toucher…) ne peuvent percevoir qu’une faible partie de cette réalité objective.

Avec les capteurs dont il dispose, le cerveau de la mouche construit ce qui pour lui est sa propre réalité, appelée réalité mentale ou réalité psychique. Et pour toute espèce actuelle, cette réalité restreinte lui a suffi pour survivre, grâce à son patrimoine génétique et à ses capacités d’apprentissage. Sinon, elle aurait disparu.
L’espèce humaine a un cerveau différent de celui de tout autre animal.

Pour l’animal, la réalité mentale différente de la réalité objective provient uniquement de cette dernière. Pour l’espèce humaine, il n’en est plus de même. L’être humain est capable d’imaginer (d’inventer) n’importe quelle réalité mentale, pour le meilleur et pour le pire. Globalement, cela réussit car la population humaine ne cesse de croître. Mais il y a individuellement de gros prix à payer, des souffrances résultant des inventions ou des comportements des autres humains. L’espèce humaine peut produire des antibiotiques mais aussi des armes chimiques. La plupart du temps, les catastrophes sont évitées car des mécanismes de régulation externes existent ou sont créés par les sociétés humaines avec leur lois, leurs coutumes et leurs cultures. Ainsi, nous sommes nécessairement des animaux sociaux. Nos apprentissages dépendent des autres, parents, éducateurs, formateurs. Nous avons peur de la solitude. Nous avons souvent besoin d’accompagnement ou d’aide.
Des professionnels ont acquis les compétences nécessaires pour apporter cette aide.

Les souffrances peuvent également provenir de dysfonctionnements de notre cerveau ou de notre corps. Nous sommes des êtres vivants et la vie ne peut exister que dans des conditions internes et externes propres à chaque espèce. Nous ne pouvons rester en vie que si, par exemple, la température de notre corps, le taux de sucre dans notre sang, notre pression artérielle, se trouvent à l’intérieur de deux limites, haute et basse. Pour se maintenir entre ces deux limites, notre corps, notre cerveau sont équipés de milliers de mécanismes de régulation internes. Ces mécanismes de régulation peuvent eux-mêmes avoir des dysfonctionnements. Ce sont les crises d’épilepsie pour le cerveau, les cancers pour les cellules. Et tous ces cas de dysfonctionnements provoquent des souffrances.

Les capacités d’imagination de notre cerveau et les mécanismes de régulation de notre corps ne sont pas indépendants. Notre cerveau, dans son mode de fonctionnement conscient, a la capacité d’agir sur nos mécanismes automatiques de régulation.

C’est l’effet placebo qui est la bête noire des laboratoires pharmaceutiques. C’est l’hypnose qui arrive à supprimer la douleur. C’est la capacité de la psychothérapie à réduire les souffrances.

PSYCHOTERAPIE

Nous reproduisons ci-dessous un texte extrait du site de la FF2P (Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse).

« La psychothérapie a pour objet de traiter le mal-être que chacun peut rencontrer un jour dans sa vie. Selon les personnes et les circonstances, ce mal-être se manifeste dans le domaine psychologique, existentiel, affectif, sexuel, relationnel ou social.

Le travail du psychothérapeute consiste à proposer à la personne, en fonction de sa situation spécifique et de son désir de changement, des moyens qui vont lui permettre d’évoluer vers un état souhaité de mieux-être.

Si le bon déroulement de la psychothérapie dépend en grande partie, de la dynamique relationnelle qui se crée entre la personne qui consulte et le psychothérapeute, il repose également sur l’utilisation d’une ou plusieurs méthodes de psychothérapie reconnues.

On estime actuellement à près de 400 le nombre des méthodes de psychothérapie existant en Europe et aux Etats-Unis. Cette diversité, qui témoigne de l’inventivité créatrice et du dynamisme de la psychothérapie, reflète également un éclectisme qui place l’usager devant une question complexe : quelle méthode de psychothérapie choisir ?

Pour apporter des éléments de réponse à cette question, la FF2P propose, dans cette nouvelle édition de son annuaire, une classification simple des principales méthodes de psychothérapie en fonction de cinq grands courants de la psychothérapie actuelle :

- humaniste - existentiel
- analytique
- cognitivo - comportemental
- systémique
- multiréférentiel.

A part les thérapies brèves, les résultats sont en général obtenus et consolidés après un nombre élevé de séances. Cela s’explique par le niveau d’entrée dans le cerveau des actions effectuées. La psychothérapie agit au niveau conscient qui fait partie des fonctions supérieures de notre cerveau. Les mécanismes de régulation sont constitués de boucles fonctionnant en parallèle et imbriquées à différents niveaux. Lorsqu’une boucle est modifiée par une action extérieure, les autres boucles doivent se modifier pour s’adapter à un environnement différent et cela peut nécessiter de nombreuses séances.

NEURPFEEDBACK


La méthode de neurofeedback dynamique agit, elle, directement au niveau le plus bas de ces boucles de régulation, c’est-à-dire à un niveau totalement non conscient. Elle permet au cerveau d’apprendre à mieux se réguler, c’est-à-dire à corriger lui-même et rapidement les dysfonctionnements de ses mécanismes de base et ceci, quel que soit le type de dysfonctionnement.

Mais un cerveau possédant des mécanismes de régulation en bon état de fonctionnement n’est pas à l’abri d’une imagination néfaste dans son fonctionnement conscient, comme par exemple la croyance « je suis nul ». Cette croyance, si elle est bien ancrée, peut freiner voire bloquer l’efficacité d’une séance de NeurOptimal, compte tenu du pouvoir du cerveau conscient sur les mécanismes de base mentionnés plus haut.

COMPLEMENTARITE ENTRE PSYCHOTHERAPIE ET NEUTOFEEDBACK DYNAMIQUE

L’efficacité d’une séance de psychothérapie peut être ralentie car le point d’entrée pour la modification des connexions neuronales est situé à un niveau trop élevé des fonctions supérieures. Compléter ces séances par des séances de NeurOptimal permet de retrouver une efficacité plus rapidement.

De la même manière, l’efficacité d’une séance de NeurOptimal peut être ralentie par des croyances bloquantes. Le travail du psychothérapeute permet d’aider la personne à les modifier et d’éviter ainsi le blocage.

Le but de l’association est de faire connaître cette complémentarité pour que toute personne désirant réduire ses souffrances puisse trouver les solutions les plus efficaces.

 

 

 

 
     
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